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Des fourmis dans ma tête d'Émilie Gardner, Quand l’intime devient un acte de conscience

Avec Des fourmis dans ma tête, Émilie Gardner signe un récit rare, courageux et profondément humain. À la frontière entre autobiographie et autofiction, ce livre nous plonge au cœur d’une expérience encore trop méconnue : le Trouble Dissociatif de l’Identité.



Tout commence par une nouvelle amnésie. Puis une question vertigineuse : qui sont ces “autres” qui vivent à sa place ?Thérapeute de profession, Émilie découvre que ce qu’elle accompagnait chez les autres la concerne intimement. Le choc est immense. Sa vie personnelle, sociale et professionnelle vacille. Comment continuer à exercer, à aimer, à être reconnue, lorsque l’unité même de l’identité se fragmente ?










Le récit nous entraîne alors dans un périple intérieur aussi déroutant que nécessaire. Les “alters” prennent la parole, interviennent, résistent parfois. Peu à peu, se dessine une véritable fourmilière intérieure, organisée pour survivre à un passé traumatique. Le texte oscille avec justesse entre présent instable et souvenirs enfouis, entre déni, confusion et lente acceptation.


Ce qui frappe dans ce livre, c’est la justesse du ton. Émilie Gardner ne cherche ni à choquer ni à se justifier. Elle raconte. Avec lucidité, vulnérabilité et une grande dignité. Son écriture rend visible l’invisible, sans pathologiser, sans romantiser. Elle ouvre un espace de compréhension là où règnent souvent fantasmes et malentendus.


Des fourmis dans ma tête n’est pas seulement un témoignage. C’est un livre de sensibilisation, un pont entre le monde clinique et l’expérience vécue, entre la théorie et la chair. Une lecture précieuse pour les professionnels de l’accompagnement, mais aussi pour toute personne désireuse de mieux comprendre les mécanismes de survie de l’âme humaine.


Quelques Extraits....



Un premier roman fort, nécessaire, qui participe à faire évoluer les regards — et, peut-être, à rendre le monde un peu plus accueillant pour celles et ceux qui vivent avec une réalité dissociée.




© Virginie Vardjan

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